Le  SNUipp de la Vienne , suite aux remontées des questionnaires et aux réunions de secteur, appelle aux Boycott des évaluations CM2 et CE1.

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Ø       Le toilettage consenti par le ministère (codage ternaire au lieu de binaire, abandon d’items non vus en janvier pour les évaluations CM2) ne change en rien les objectifs de ces évaluations : Il y a une confusion entretenue entre évaluations « bilan » et « diagnostic ».

 

 Ø    La date de passation pose toujours question, les réussites partielles ne sont toujours pas prises en compte.  Nos critiques  portent également sur leur fiabilité et leur rigueur scientifique

 

Ø Le protocole qui sera mis en oeuvre cette année, sans nouvelle concertation avec les enseignants des écoles, ne permet pas de clarifier les objectifs, ne fournit pas d’informations suffisamment précises pour la régulation des apprentissages dans les classes et n’aide pas à la communication avec les parents

 

Ø       Le ministre (X. Darcos à l'époque) présentait ces évaluations comme un moyen « de connaître et de faire connaître quels sont les acquis des écoliers français à des moments clefs de leur scolarité, notamment par rapport aux pays comparables. Le niveau obtenu lors de ces évaluations mais surtout les progrès accomplis par les élèves et mesurés par ces évaluations constitueraient le véritable indice de réussite de la politique scolaire ».
  Elles n'ont donc pour objectif que de conforter le bien-fondé des dispositifs d'aide individualisée (stage de remise à niveau, aide personnalisée) que la profession, les chercheurs et les parents contestent.

 

Ø      Dans les pays où a été mis en place le "pilotage par les résultats" on constate la multiplication des fraudes et du bachotage. Surtout lorsque celui ci lie les résultats des élèves et le salaire de l'enseignant comme cela est prévu. (le système est actuellement testé à Washington : les résultats des élèves aux évaluations décidées par l’administration comptent pour 50% dans la note de l'enseignant )


ØLa sélection des collègues « ayants droit » à la prime est entièrement déléguée aux IEN,  à leur interprétation, au bon vouloir, à leur (mé)connaissance de qui a fait quoi... bref, ce choix est fait à l'emporte pièce.
Avoir la prime c'est « avoir fait remonter les résultats »...
Avoir fait passer les évaluations ne suffit pas, avoir réuni les parents non plus.  La prime n'est attribuée que si l'on participe au « plan de communication » du ministère.

 

Ø    La preuve : c’est que ceux qui ont essayé vraiment de se servir de ces évaluations, en les modifiant, ne sont pas considérés par l’administration qui ne leur attribue pas l’indemnité. De plus, que quelques uns reçoivent une prime pour un travail que nous faisons tous met rarement les collègues à l'aise : ne nous laissons pas diviser !

Ø       La diffusion des résultats des évaluations fait peser une menace lourde sur le système éducatif : beaucoup d'enseignants nous ont rappelé qu'ils refusent toute publication école par école des résultats qui introduirait une logique de concurrence inacceptable au regard des objectifs de l’école publique.  

 

C'est pour l'ensemble de ces raisons que la section départementale du  SNUipp-FSU 86 estime que les enfants ne doivent pas être confrontés à ces évaluations.

 

Le SNUipp86 appelle donc les conseils des maîtres :