www.snuipp.fr

SNUipp & FSU 86

Thèmes abordés


Vous êtes actuellement : METIER - ECOLE  / Maternelle  / Publications spécifiques et rapports officiels 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
2008

Rapport TABAROT ou ...remise en cause de la maternelle

(...) sur le développement de l’offre d’accueil de la petite enfance

Michèle Tabarot, a remis, le 23 juillet, au Premier ministre en présence de Xavier Bertrand et de Nadine Morano, un rapport sur le développement de l’offre d’accueil de la petite enfance.

Dans une lettre de mission datée du 12 février dernier, le Premier ministre a confié une mission de réflexion portant sur le développement de l’offre d’accueil de la petite enfance. Ce rapport a pour vocation de nourrir les objectifs fixés par la prochaine convention d’objectifs et de gestion entre l’État et la Cnaf pour les années 2009 à 2012.

Michèle Tabarot a identifié les besoins d’évolution des structures en s’inspirant notamment des pratiques ayant cours à l’étranger, notamment en Europe du Nord. L’objectif des préconisations est centré sur “le développement de modes de gardes innovants, souples et adaptés aux besoins des enfants et des familles.”

Extrait du Café pédagogique du 04.08.2008 : Le rapport Tabarot va-t-il achever la scolarisation à deux ans ?

PDF - 1.2 Mo
Rapport Tabarot

"A l’heure où les travaux internationaux sur l’éveil et l’éducation des jeunes enfants montrent que le développement des structures qui associent garde et éducation est une nécessité, car il permet de lutter contre l’exclusion et d’enrichir la formation de capital humain dès le plus jeune âge, il me semble nécessaire de maintenir la possibilité pour les enfants âgés de deux ans d’entrer à l’école maternelle, si tel est leur intérêt, en fonction de leur capacités et si des places sont disponibles".

Au moment où le gouvernement envisage d’instaurer un droit de garde, de cette phrase, tirée du rapport "sur le développement de l’offre d’accueil de la petite enfance" remis par la députée UMP Michèle Tabarot au premier ministre, il y a lieu sans doute de retenir d’abord les restrictions finales.

[...]

Par contre, relève Michèle Tabarot, "la scolarisation précoce ne convient pas à tous les enfants de moins de 3 ans et ne peut être développée dans les écoles que lorsque les "conditions d’accueil, les locaux, l’encadrement, la pédagogie sont adaptés".

Or "si l’école propose davantage d’activités pédagogiques (graphisme, les activités logiques, le langage, les explications, les repères spatio-temporels), elle sait moins bien gérer les temps d’attente" et les enfants s’y ennuient.

[...]

Le rapport confirme le déclin et le dévoiement de la scolarisation à deux ans, une réalité que le Café avait déjà soulignée. De 2000 à 2007 le taux de scolarisation à 2 ans est passé de 35% à 20% des enfants (-8% l’année dernière). Et ce sont les ZEP qui sont les moins bien couvertes alors que l’on connaît les effets bénéfiques de la maternelle pour les enfants de milieu défavorisé. De 2000 à 2007 le taux de scolarisation à 2 ans est passé de 35% à 20% des enfants (-8% l’année dernière). [...]

Lire l’article intégral du Café

Les passages faisant explicitement référence aux ZEP ou aux zones sensibles :

- p. 43.

Il pourrait être l’occasion de permettre à des familles en difficulté de choisir la préscolarisation.

Cependant, en dépit du bilan positif de la scolarisation à deux ans, les textes qui rendent prioritaires les ZEP reçoivent une application faible : la majorité de l’accueil à l’école maternelle se fait hors ZEP. Dans les ZEP, les parents sont moins spontanément demandeurs, pour des raisons culturelles et parce que le chômage féminin y est plus élevé.

- p. 54.

Outre le développement de l’offre de crèches, les nouveaux contrats marquent une attention privilégiée à la dimension territoriale de l’offre et visent une offre minimale d’accueil sur les territoires qui en sont dépourvus, conformément aux recommandations de la Cour des comptes qui avait considéré que les moyens étaient « répartis de manière ni équitable ni rationnelle », sans égard ni au caractère prioritaire des projets, ni aux ressources financières des communes.

Critères nationaux des contrats enfance-jeunesse (pondération décidée par chaque CAF) :
- l’offre et la demande ;
- la richesse du territoire ;
- la typologie sociale des familles :

Critères nationaux pour les crédits jeunesse (temps libre) : outre le taux d’enfants de 6-17 ans,
- Offre : dépense temps libre par enfant ; . Richesse : potentiel financier de la commune120 ; . Territoire : ZUS, ZRR, ZEP ;
- Demande : part des 6 - 17 ans (inclus) dans la population et taux d’activité féminine ;
- Familles potentiellement vulnérables, définies par deux références : proportion de familles nombreuses, proportion de familles monoparentales. Sauf modulation exceptionnelle décidée par la commission d’action sociale de la CNAF.

- p. 80.

Les professionnels de la petite enfance seront chargés de le faire fonctionner. Le matin, auront lieu les activités d’apprentissage et d’éveil.

L’Education nationale sera chargée d’assurer la coordination entre enseignants de maternelle et éducateurs des jardins d’éveil quant aux objectifs et méthodes pédagogiques. Il sera tenu compte des difficultés d’apprentissage observées, en lien avec les enseignants des ZEP. Après le repas, l’après-midi, auront lieu des séquences de jeux respectant le rythme de repos.

- p. 83.

Permettre le regroupement des assistantes maternelles s’inscrit dans le cadre de la recherche de modes de garde innovants pour permettre une diversification de l’offre d’accueil.

Cette nouvelle structure d’accueil pourrait prendre le nom de maison d’assistantes maternelles (MAM).

A l’instar des micro-crèches, ce mode de garde serait adapté :
- aux besoins des enfants, qui bénéficient des points forts de la collectivité (éveil, socialisation) tout en étant dans un espace protégé du fait de la petite taille de la structure et du nombre de professionnelles. Le local pourrait être adapté plus facilement aux besoins des enfants handicapés que le domicile de l’assistante maternelle ;
- aux besoins des territoires ruraux, qui peuvent difficilement offrir aux habitants les services d’une crèche ou d’une halte-garderie,
- aux besoins des assistantes maternelles vivant dans les zones urbaines sensibles, qui ne peuvent pas exercer en raison des réticences des parents (en Seine-Saint-Denis, 4 000 places sont vacantes chez les assistantes maternelles) ; . aux besoins des assistantes maternelles, en raison du fait que leur logement n’offre pas les garanties suffisantes d’accueil, ou pour des convenances personnelles (souhait du conjoint, etc.).

 

10000 visiteurs en ce moment

*Top

SNUipp-FSU 86, 16 Avenue du Parc d’Artillerie 86034 Poitiers

Tel : 05 49 01 36 71 Fax : 05 49 01 68 22

Email : snu86@snuipp.fr


©Copyright 2006 - SNUipp & FSU 86 , tous droits réservés.