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octobre 2008

Pourquoi des états généraux de la formation des enseignants ?

Article du café pédagogique

Pourquoi des états généraux de la formation des enseignants ? [1]

En appelant le 4 octobre, à des états généraux de la formation des enseignants, les organisateurs, syndicats, mouvements pédagogiques, personnalités du monde de l’éducation, espèrent être reconnus comme force de proposition par le ministère de l’éducation nationale et obtenir une vraie négociation sur les modalités de la réforme, avec un calendrier « réaliste »

« Le 4 octobre, on va réaliser le bilan que le ministère n’a pas pris la peine de faire »

Philippe Watrelot, CRAP-Cahiers pédagogiquesAu cours de la conférence de presse du 30 septembre, les organisateurs des états généraux de la formation Michelle Lauton, SneSup, et Philippe Watrelot, CRAP-Cahiers pédagogiques, et les représentants syndicaux, dont Gérard Aschieri, FSU, Denis Abecassis, UNSA-Education et Chantal Demonque, SGEN-CFDT, ont expliqué les objectifs de la rencontre du 4 octobre à Créteil. Pour eux, il ne s’agit pas de défendre à tout prix le maintien des IUFM en l’état, mais de ne pas abandonner un potentiel important de formation sans poser la question du bilan de son activité et de son évolution éventuelle : « un nouveau dispositif se met en place alors que l’ancien n’a pas été réellement évalué ».

Ils soulignent la précipitation dans laquelle se mène cette réforme et les conditions d’insécurité qu’elle engendre à cette rentrée. Pour les candidats aux concours de recrutement tout d’abord, qu’il s’agisse de ceux de cette année (ancien système) ou de l’année prochaine (a priori nouveau système), qui ne peuvent pas encore s’inscrire dans un master adapté. Pour les universitaires également qui se voient contraints de proposer des masters sans disposer d’indications suffisantes sur le contenu que devraient avoir ces formations, qui seront obligatoirement pilotées par les concours de recrutement.

Le représentant de l’UNEF estime que les bourses au mérite ne favoriseront guère l’ouverture du recrutement enseignant à des étudiants de catégories sociales plus modestes. D’autres organisateurs regrettent qu’aucune proposition de remise en place d’un système d’allocations pré-concours, de type IPES, n’ait été formulée.

G.Aschieri SG FSULes organisations syndicales rappellent leur attachement aux concours de recrutement, qui assurent l’égalité d’accès à l’emploi public. Mais ils s’inquiètent des scenarii évoqués et de la place de la formation préprofessionnelle dans ces concours. Ils se demandent également comment les futurs enseignants seront ensuite formés à leur métier et ne se disent pas rassurés par les propositions de « compagnonnage ». Ils espèrent que les très nombreuses discussions entamées sur des sites très divers et la participation aux ateliers thématiques de la journée du 4 octobre permettront d’élaborer un ensemble de propositions alternatives. Un programme dense en informations et en réflexions et un ensemble de personnalités comme Philippe Meirieu, Claude Lelièvre, Philippe Perrenoud, Bernard Cornu, etc. devraient d’ailleurs garantir le succès de cette journée.

Comptant sur une mobilisation importante dans l’éducation, aussi bien pour la journée du 19 octobre que pour celle du 4 octobre, les organisations syndicales appelantes aux états généraux de la formation demandent au ministère d’entamer les négociations prévues, en leur laissant le temps nécessaire pour aboutir, et de reporter l’ouverture des nouveaux concours, prévus pour le début 2010.

[1] Par Françoise Solliec

 

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